« Ca change des idées toutes faites » : ça, c'est le nouveau slogan de Marie, la ligne de plats cuisinés. Engageant, non ? Sauf que dans les faits, ce n'est pas vraiment ça...
La première fois que j'ai vu ce spot, je me suis dit « Tiens, on dirait du Pénélope », je pensais que c'était une copie, mais non c'est
bien elle qui a fait les dessins, elle en a parlé dans son post d'hier avec même un lien vers la vidéo, pour celles
et ceux qui ne l'auraient pas vue.
Naturellement je la trouve bien faite et plutôt jolie cette publicité, moderne, féminine, etc... Mais ce qu'elle dit, c'est une autre histoire. Les publicités concernant la nourriture, c'est
toujours très délicat car on ne sort pas si facilement de la représentation rassurante de papa-maman-et leurs deux enfants attablés autour d'un bon repas. Ici Marie décide donc de se la
jouer moderne en se mettant du côté des working mummy débordées. Sauf que moderne, cette pub ne l'est qu'en surface...
Pour dire les choses franchement, les femmes qu'on voit dans cette pub sont des cruches : entre celle qui déballe par terre le bordel de son sac devant une queue impatiente (Euh je parle d'une
queue devant un guichet, bande d'obsédés :-p), celles qui acceptent avec le sourire le robot ménager qu'on leur a offert pour la fête des mères, celle qui n'a rien de mieux à faire que de lire un
magazine à la noix dans son bain (la superficialité n'est pas en soi un problème mais là, c'est sur fond d'impolitesse, elle ment au téléphone pour faire ça) et le summum, celle qui papillonne
des cils parce que son petit mari est bien nourri, au secours quoi... On est vraiment en 2008 ?? Pourquoi partir du principe que c'est à la femme de prendre en charge les repas de la famille ?
Toutes les situations décrites dans ce spot pourraient me faire sourire si je les trouvais sur le blog d'une dessinatrice, parce qu'elles seraient anecdotiques. Prendre un bain avec une revue,
même peu culturelle, je n'y vois aucun mal, heureusement ! Mais là, le cadre est différent. C'est une campagne officielle, le discours d'un système et non d'une personne. Je ne trouve pas drôle
qu'une publicité, sous couvert de complicité, présente des femmes maladroites, superficielles et soumises. Ca ne change pas vraiment des idées toutes faites finalement... Faux
féminisme, mais vrai sexisme, dommage !
Aparté : qui a vu le premier journal de Laurence Ferrari ? J'ai manqué le début, mais je l'ai trouvée un peu bafouillante et je n'ai pas trop apprécié qu'elle demande 45 fois à
Alain Bernard ce qu'il pensait du « cas Laure Manaudou », c'est ça le journalisme d'investigation ??
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