Pourquoi je n'ai pas regardé Prison Break...
Parce que j'ai une vraie vie et que je n'étais pas devant ma télé ? Même pas. Il faut savoir qu'en matière de série, je suis d'une fidélité absolue, à la limite de l'obsessionnalité compulsive ! Dès qu'une série représente un peu plus pour moi qu'un divertissement (comme les sitcoms de M6 le midi, et encore...), il est inenvisageable que je loupe le moindre épisode. Oui, le magnétoscope a sauvé mon semblant de vie sociale :-) Quand l'audience d'une série s'écroule (les 4400 au hasard), je fais partie des acharnés qui n'en démordent pas : je veux connaître la suite de l'histoire. Oui, même les 8 saisons de Charmed, les 10 de Beverly Hills et les 15 d'Urgences :-)
Tout ça, c'est parce que je ne suis qu'une midinette qui s'attache trop aux personnages et qui n'a pas le coeur de les abandonner à leur sort ! Et pourtant, il y a des exceptions... Telles que Prison Break.
Comme je suis contre le téléchargement pour plein de raisons que j'exposerai sûrement un jour, j'ai découvert en 2006, comme tout téléspectateur lambda de M6, Prison Break auréolée d'une excellente réputation. Et il faut reconnaître que l'intrigue était trépidante et qu'il y avait une certaine audace non seulement dans le choix des héros (l'ange Scofield certes, mais aussi un pédophile, un mafieux etc...) mais également dans le scénario (amputer le héros au bout de quelques épisodes, il fallait oser, et en plus ils ont tué le chat :'-( !).
Toutefois il y avait un je-ne-sais-quoi de viril qui m'empêchait de me prendre réellement de passion pour la série. Ca manquait un peu d'amour et de sexe pour m'interpeller, c'est sûr Fox River n'est pas le Seattle Grace Hospital ;-) Et puis Michael Scofield, c'est un peu comme Benjamin de la Nouvelle Star, les bruns ténébreux qui pensent que faire la gueule est l'expression d'une intériorité profonde, ça me saoule.
Je me suis logiquement laissé embarquer par la saison 2. Il y eut quelques bons moments, mais à trop vouloir jouer la carte du scénario retors qui n'en finit pas de nous surprendre, on finit par obtenir une fiction totalement artificielle, intéressante mais déshumanisée. Je m'en suis détachée petit à petit (du style l'épisode enregistré qu'on ne trouve jamais le temps de regarder) jusqu'à atteindre le point de non-retour avec la diffusion du début de la saison 3. Encore plus de violence, encore plus de sueur, des rebondissements à outrance, tout ça dans un monde de mâles décérébrés qui ne pensent qu'à se cogner...
Quand j'en suis arrivée au stade où, trop occupée par l'ordinateur ou pire le ménage, je ne faisais même plus attention à l'épisode qui se déroulait à côté de moi, je me suis dit que ce n'était plus la peine d'insister. On verra pour la prochaine saison, si les critiques sont bonnes...
Sidney Pollack ayant eu l'obligeance de mourir cette semaine, j'ai pu troquer le t-shirts trempés de sueur pour l'élégance exotique et intemporelle de Out of Africa, que j'avais vu il y a plusieurs années et qui me surprend encore par sa modernité. Sans regrets.
Pour se consoler des mauvaises séries, on peut aussi profiter de la spéciale Sex & the City : 4 épisodes à la suite dès 23h20 sur M6. Et je félicite le ou la journaliste du 12h50 qui a eu la bonne idée de rebaptiser les filles Les Expertes : Manhattan. C'est très bon :-)
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