La Cour des grands : interview de Thierry Desroses
Comme je l'ai expliqué il y a 15 jours ici, il fut un temps où j'avais accès aux projections de presse. J'ai donc vu en avant-première la Cour des grands et je vous livre l'interview de Thierry Desroses que j'avais réalisée ce jour-là. Il joue le rôle du plutôt antipathique (mais drôle !) Jean-Pierre Volget, l'un des instits. Ouais je sais le mercredi il y a Nouvelle Star (et Cédric...) et le Dr House (pas cette semaine), et on ne peut pas être partout ! Mais il y en a quand même qui regardent la Cour des grands, et ils ont raison car ses personnages récurrents sont très intéressants !
Vous ne nous avez pas habitués à des rôles comme celui de Jean-Pierre Volget...
Thierry Desroses : Cette série est un gros cadeau de la vie ! On a pu me voir dans des choses un peu lisses, un peu faciles, mais là il y a de la matière ; les gens me disent : « on te découvre » !
Comment aborde-t-on un personnage aussi peu sympathique ?
Thierry Desroses : Il est bougon, souvent pas très cool, mais il a ses failures. Il ne faut jamais perdre la part d'humanité d'un personnage. Le sauver, le rendre attachant, c'est mon rôle en tant qu'acteur ! On n'est jamais un gros con pour rien, c'est indispensable de créer une histoire et un passé à un personnage pour lui donner du corps.
Jouer un instit, ça ne s'improvise pas...
Thierry Desroses : J'ai fait appel à ma mémoire ! Je suis aussi allé voir un ami instit à Montpellier. C'est quelqu'un de très gentil, très doux, très calme, l'antithèse parfaite de mon personnage ! Je voulais m'imprégner de l'ambiance, quand on est acteur, on emmagazine et on reproduit. Et puis il y a mon autorité naturelle (rires) !
Monsieur Volget est en effet assez intransigeant !
Thierry Desroses : On peut être dur à condition d'être juste. Il a à coeur de savoir comment les enfants le perçoivent.
Auriez-vous pu être vous-même instituteur ?
Thierry Desroses : Non, pas du tout ! Cela demande des nerfs d'acier ! Il faut être à l'écoute de ces petites vies, prendre en compte les humeurs journalières quand les enfants arrivent tristes le matin...
Comment s'est passée la collaboration avec BaldoGueye, votre fils de fiction ?
Thierry Desroses : Bosser avec lui, ce n'était que du bonheur ! Son personnage et la progression de celui-ci n'étaient pas évidents, il devient un petit homme !
La saison 2 est déjà en préparation...
Thierry Desroses : Oui, et j'aurais même aimé qu'on enchaîne plus tôt ! J'avais hâte de voir l'épaisseur des nouveaux épisodes !
Les relations avec Lucille (Fabienne Périneau) vont-elles enfin s'améliorer ?
Thierry Desroses : Ces deux-là vont forcément se « rencontrer » ! Il lui reproche son allure de princesse, mais ça ne peut pas être la seule raison de leur discorde...
Des projets en dehors de la série ?
Thierry Desroses : Je viens de finir un long métrage avec Carole Bouquet et Gérard Bouquet, les Enfants de Tiltenbach. J'ai aussi un rôle semi-récurrent dans Femmes de loi. Je viens également de finir le montage d'un documentaire, un portrait de la doyenne des acteurs, Jenny Alfa. Je tiens à lui rendre hommage car peur de gens la connaissent. Toujours dans le documentaire, je viens de tourner mon troisième en Haïti.