Mon étrange fascination pour A prendre ou à laisser
Celles et ceux qui me lisent depuis un moment ont dû remarquer que les jeux télé n'étaient pas à proprement parler mon programme de prédilection. Je n'ai rien contre un petit Qui veut gagner des millions de temps en temps, et j'aimais bien feu le Maillon faible, mais ça se limite à peu près à ça. Pourtant, depuis que A prendre ou à laisser a fait son retour à l'antenne, je ne me décide pas à éteindre la télévision après Grey's Anatomy.
A ma décharge, A prendre ou à laisser est l'un de mes premiers souvenirs en tant que journaliste. J'étais stagiaire depuis moins d'une semaine, le jeu venait juste de se lancer, et je me suis aventurée dans les coulisses avec tous les candidats suppléants (qui attendent pour récupérer la place laissée par le joueur sélectionné selon sa région à chaque émission). Sur le papier, je ne voyais pas bien l'intérêt du jeu, ouais, bon, ouvrir des boîtes, super. Sauf que quand tu vis ça de l'intérieur, entourée de gens qui se sont attachés les uns aux autres et qui vibrent de concert, forcément ça prend une autre dimension.
Alors évidemment, quand ils chantent ou quand ils dansent, je trouve ça souvent bien lourd. Et peut-être bien qu'Arthur n'est qu'un odieux millionnaire qui n'en a rien à foutre de la France d'en bas qui défile dans son émission (même si j'en doute). Mais la mécanique d'A prendre ou à laisser est quand même incroyable ! Dès l'instant où l'émission est commencée, impossible de résister à l'envie de savoir comment elle va se terminer. A moins d'avoir un coeur de pierre, n'importe quel téléspectateur va trembler pour la candidate qui ignore si elle va repartir avec une brosse ou 200 000 euros.
Je plaide donc coupable : je regarde un jeu sur TF1, je vais sûrement brûler en enfer pour ça :-) J'ai eu ma période fidèle téléspectatrice, après j'ai complétement arrêté. Là je regarde à nouveau, ça va peut-être me passer mais en attendant, ça m'amuse !
Copyright : Christophe Chevalin / TF1