La trilogie Sissi, une tradition qui a du bon !
Meilleure que le foie gras et moins néfaste que les chocolats, Sissi fait partie des traditions de Noël que l'on chérit. Chez moi en tout cas, et chez beaucoup d'autres, comme j'ai cru le comprendre ! La voyant absente des programmes la semaine de Noël, j'ai cru que TF1 avait fait l'impasse sur une nouvelle rediffusion cette année, mais ouf, ce n'était que pour mieux se régaler la semaine du nouvel an ! Sissi, Sissi impératrice, Sissi face à son destin : lundi, mardi, mercredi, vers 17h15, histoire de finir l'année en beauté. Et parce que cela aurait un goût de trop peu, jeudi on poursuit avec les Jeunes Années d'une Reine, ça ressemble à Sissi, ça a le goût de Sissi, mais ce n'est pas Sissi !
L'un de mes combats dans la vie (oui, je suis une femme engagée), c'est de faire comprendre aux gens que Sissi, ce n'est pas « Barbie impératrice ». Evidemment le film a totalement glamourisé la vie de la véritable Elisabeth, duchesse de Bavière devenue impératrice d'Autriche et de Hongrie. Les robes sont somptueuses, les décors magnifiques et Romy Schneider est belle comme le jour. Mais Sissi n'est pas une princesse qui attend son prince charmant en rêvant à la lune, elle n'est pas non plus l'épouse docile qu'on aimerait qu'elle soit, et son titre n'est pas pour elle un passeport pour le luxe et la débauche.
Sissi est sorti sur les écrans en 1955. Vous en connaissez beaucoup des films des années 50 qui ont pour une héroïne une femme qui non seulement se moque des bonnes manières et du protocole, mais tient aussi un rôle politique de premier plan malgré un parcours personnel semé d'embûches ? Si la trilogie a touché les téléspectatrices de l'époque, je suis persuadée que ce n'est pas simplement parce qu'elles rêvaient devant la chevelure de rêve de Romy Schneider ! Encore à notre époque, je trouve les aventures de cette jeune rebelle très galvanisante, et si un jour j'ai une fille, elle n'y échappera pas :-)