Françoise Dolto, le désir de vivre
Josiane Balasko a réussi un exploit, celui de me résoudre à enregistrer Cold Case et my beloved Lily Rush, pour regarder TF1. J'aime l'actrice, c'est vrai, mais pas seulement. J'étais curieuse de découvrir le travail de celle qui a apporté un peu de psychologie et surtout d'humanité aux soins des enfants, Françoise Dolto. Et là qu'on dit merci à la réalité, si le téléfilm avait été une pure fiction, j'imagine que l'héroïne n'aurait pas été une femme gironde qui fume !
Josiane Balasko est parfaite dans son rôle, elle y impose la force qu'on lui connaît, mais exprime aussi une infimie douceur à laquelle elle nous a moins habitué. J'ai eu le sentiment de redécouvrir la voix de la comédienne, une intonation plus posée qui donne effectivement envie de se laisser aller à dévoiler ses angoisses.
Les deux histoires utilisées comme illustration n'étaient pas forcément ce qu'il y avait de plus intéressant (même si elles décrivaient l'après-guerre à travers un angle original), à travers elle, c'est bien sûr le regard et la méthode de Françoise Dolto qui étaient mis en avant.
Et c'est là qu'on peut trouver matière à reproche au téléfilm. Au tout début, on nous présente une Françoise Dolto jeune adolescente qui semble avoir déjà décidé de comment pratiquer la médecine ! N'est-ce pas un peu prématuré et simplise ? Finalement j'aurais bien aimé la découvrir en jeune femme médecin, quand elle était en pleine recherche et qu'il devait être vraiment difficile pour une femme d'exister par elle-même. Là elle sait déjà tout mieux que tout le monde ! Mais ne boudons pas notre plaisir, la voir obliger les médecins réactionnaires à reconnaître l'efficacité de ses méthodes, est très Docteur Quinn way of life, et forcément on adore :-)
Copyright : Patrick Roncen / TF1