L'échec regrettable de L'Hôpital...
Les épisodes inédits de RIS, actuellement diffusés, accueillent trois nouveaux personnages, dont un médecin légiste joué par Jean-Baptise Marcenac. Son nom n'est pas totalement inconnu à ceux qui osent parfois regarder des fictions françaises sans craindre de perdre un peu de leur coolitude. Jean-Baptiste Marcenac fut en effet l'un des protagonistes de l'éphémère série L'Hôpital. Pour TF1, L'Hôpital reste la série de l'échec, 4 millions de téléspectateurs 4 lundis de suite et à peine 18% de part de marché, c'est un score largement insuffisant pour la chaîne, surtout pour une fiction !
Si TF1 en reste traumatisée, j'ai moi aussi un grand regret : que cette série plus audacieuse qu'il n'y paraissait n'ait pas rencontré son public. Au moment de la diffusion, chaque allusion à L'Hôpital était accompagnée d'un « c'est la copie de Grey's Anatomy ». Ce n'est pas faux... Les péripéties d'une bande de jeunes internes ont un air de déjà-vu, l'idylle entre une interne et son supérieur bien brushingué aussi, sans parler de la voix off... C'est vrai que ces dernières années, les séries françaises se sont beaucoup inspirées de leurs cousines américaines, et que ce systématisme a de quoi agacer.
Néanmoins je persiste, L'Hôpital valait beaucoup plus qu'une simple copie. Même si cela remonte à un an, je n'ai pas oublié ses deux héroïnes, la brune Mélisandre Meertens douce et torturée et la rousse Léa Bosco, sensuelle et volcanique. D'une manière générale, les personnages étaient bien contruits, et passés les premiers instants, on oubliait vite de faire le parallèle entre les Français et les Américains. On reproche souvent à la fiction française d'être trop frileuse et trop bien pensante, L'Hôpital était beaucoup plus irrévérencieuse que cela (Je me souviens notamment d'une femme enceinte qui préférait avorter, alors que son mari venait juste de décéder ; assumer un tel acte dans une série est plutôt rare). Mais le rouleau compresseur de la presse, prête à lyncher dès qu'elle le peut, a fait son travail, et les téléspectateurs ont déserté...
Suis-je la seule ici à avoir succombé aux charmes de L'Hopital ? Je remets le générique, parce que la chanson me fascinait assez...
Copyright : Alberto Bocos Gil / TF1