En fait, je n'aime pas Aleksandr Petrovsky
M6 rediffuse actuellement les tout derniers épisodes de Sex & the City, vendredi dernier Carrie a débarqué à Paris et c’est toujours aussi glam !!
Néanmoins je me rends compte que mon sentiment a un peu changé vis-àvis de la saison 6, ou plutôt vis-à-vis de l’un de ses protagonistes, l’artiste et amant de Carrie, Aleksander Petrovsky. Déjà, le fait qu’il soit joué par Mikhail Baryshnikov n’a jamais laissé indifférente l’ancienne danseuse classique que je suis ! Souvenez-vous de la grâce de sa course folle, quand il rattrape le taxi dans lequel Carrie a oublié son sac. Peut-être influencée par cela, j’en gardais le souvenir d’un homme un peu suranné mais avec justement tout le charme romantique et un peu désuet de la Russie, à mille lieues de la vie trépidante de nos new-yorkaises préférées. Elégant et sentimental, il n’y avait bien qu’à Paris que comme toutes les téléspectatrices, j’avais été choquée par ce monstre d’égoïsme qui la privait d’un dîner en son honneur par pur caprice. On ne tombait pas des nues, mais presque…
Avant prédominait le sentiment de « ils ne sont pas très assortis », mais en visionnant une nouvelle fois leur idylle, je me rends compte que ça va bien au-delà. Ils n’ont rien en commun, à part leur attirance, ils n’évoluent pas dans les mêmes sphères, n’attendent pas la même chose de la vie, ne rient pas des mêmes plaisanteries… On sent vraiment entre eux l’antagonisme est-ouest, mais à la limite, l’Amour peut bien triompher de si peu, non ?
Sauf qu’à cela s’ajoute le comportement d’Aleksandr, aussi égoïste que peuvent l’être les hommes (on les élève en rois du monde, comment pourrait-il en être autrement ?). Certes contrairement à Big, il déclare son amour à Carrie, lui offre les clés de son appartement et l’invite à Paris, mais c’est à une Carrie qu’il espère à sa convenance qu’il offre tout ça. Déjà lors de l’un de leurs premiers rendez-vous, il lui impose le menu avec cette détestable manière qu’ont ceux qui croient savoir mieux que vous ce qui vous convient.
Il ne fait pas vraiment d’efforts pour découvrir son monde à elle, en dehors de l’épisode fast-food, c’est toujours à elle de s’adapter à la vie du « grand Aleksandr Petrovsky ». Avec son arrogance naturelle, il regarde de haut les amis de Carrie (Certes il prend la défense des Parisiens, et on l’en remercie mais quand même !), le pire étant de voir Carrie s’effacer, se perdre dans cette relation amoureuse. Elle perd ce qui fait d’elle Carrie (ne plus rire aux histoires de vibromasseur de Samantha, quel sacrilège !), pour n’être plus que la petite amie d’Aleksandr. Son départ pour Paris n’en est que la parfaite concrétisation : adieu ville, travail, amies…
Miranda est la voix de la raison, cette voix que j’essaie d’être aussi auprès de mes amies qui succombent aussi, pour certaines, au syndrome « mon amour avant ma vie », quelle tristesse…