L'Amour est dans le pré, part VII
Julien et Nathalie
J'aimerais tellement ne pas les regarder de haut et les trouver beaux comme n'importe quel couple d'amoureux, mais c'est trop dur...
Nathalie accueille Julien dans sa région aussi glamour qu'elle, la Beauce, et est tellement gênée qu'elle rit niaisement à chaque phrase prononcée (et ça va durer toute l'émission) : « Bienvenue dans la Beauce, ah ah ah » ! La voix off de Véronique Mounier ose faire un résumé de leur histoire en soulignant « la personnalité envahissante de Lila », c'est déloyal.
Mais on se console avec la visite de la chambre de Nathalie, oui parce que Nathalie vit toujours chez ses parents... Passe encore la collection de bisounours, mais les DVD des Chevaliers du Zodiaque et les banderoles de foot, c'est juste pas possible... Et encore, elle a gardé toute sa collection de maillots de foot pour le lendemain... Mais ça a l'air de plaire à Julien, en revanche moins enthousiaste sur le fait de faire chambre à part, après une très chaste bise de bonne nuit.
Le lendemain, Julien découvre avec bonheur le trésor de son futur beau-père, des objets de torture destinés aux cochons. Je suis horrifiée, mais ce qui serait pour moi une cause de divorce, amuse beaucoup notre agriculteur. Du coup, le père est ravi et rêve de Julien comme gendre.
Nathalie se lance dans le cadeau senssouel : du parfum. Acheté en supermarché, bien sûr. Et tout ce petit monde de rire niaisement...
On va encore plus loin dans le glamour avec une sortie main dans la main pour un circuit boueux de demi-voitures (ne m'en demandez pas plus, ce n'est pas comme si je fréquentais ce genre d'endroits...). Un petit coup pour fêter ça, mais au lieu de discuter de leur future nuit, ils s'inquiètent de la future rencontre entre leurs deux chiennes, non, il n'y a pas de sous-entendus.
Mais la grisaille française, ça commence à bien faire, les tourtereaux qui se font toujours la bise s'envolent vers Marrakech. Et là on touche au grandiose... Julien fait le cow-boy sur un dromadaire, Julien matte les bombasses au bord de la piscine, Nathalie fait pêter le bikini (et nous prouve par a+b que l'on peut être grosse et ne pas avoir de seins, life is a bitch), Nathalie et Julien se font masser... On nous met Bubly en fond musical, dans le dernier tag j'avais écrit que cette chanson donnait envie de flirter au soleil, mais avec Julien et Nathalie, je suis tout de suite moins inspirée...
Soit notre couple est vraiment pudique, soit ils n'arrivent pas à faire abstraction de leur peu d'attirance physique, toujours est-il qu'ils dorment dans la même chambre, mais pas dans le même lit... Thank god, du soleil, du temps libre, du luxe, qu'est-ce qu'il leur faut de plus. On se contentera d'un petit baiser dans la calèche...
Christophe et Sandrine
J'avais déjà oublié à quoi ressemblait Sandrine... Les amoureux se retrouvent à Paris et Sandrine décide d'emmener Christophe à son cours de danse exotique. Réaction de l'intéressé : « Si tu veux voir un mec raide, tu vas voir un mec raide. » Mais comme ce n'est pas Greg le millionnaire, personne n'y voit de sous-entendu cochon (sauf moi). Evidemment il danse comme un pied, mais se rattrape en offrant une énorme fleur à sa bien-aimée lors du rendez-vous avec la meilleure amie de celle-ci. Un peu ostentatoire, mais bon...
Tous les deux s'envolent vers la Sicile, l'un des rares endroits que Madame l'hôtesse de l'air ne connaît pas. Vantarde. Bon, et sinon, ils sont heureux et ils s'aiment. Passionnant, décidemment.
Nathaël et Anaïs
A peu près aussi trépidant que les précédents : « Je t'aime », « moi aussi », « c'est merveilleux », « oh oui »...
La seule chose amusante est l'arrivée de Nathaël dans la famille d'Anaïs : toute, et je dis bien, toute la tribu est réunie pour l'accueillir l'examiner sous toutes les coutures. Je trouve ça monstrueux et apprécie le choix de la musique du Parrain en guise d'accompagnement.
Sinon ils font ensemble des tas de sport fantaisistes et finissent par s'embrasser une nouvelle fois au dessus de la table.
Jean et Sylvie
C'est devenu une évidence, ces deux-là s'aiment, et l'on peut penser quand on entend Jean dire à l'un des fils de Sylvie « Brandon ? Super prénom », qu'en plus ils sont parfaitement assortis...
Et oui, Jean a enfin rencontré les fils multiples de Sylvie et tout se passe bien. La petite famille fait du kart, et ça suffit à séduire les garçons. Jean offre un bracelet de chevilles à Sylvie, ce que je trouve relativement audacieux, et cela suffit à la séduire.
Jean voit grand, il n'est pas pour le concubinage, et pense désormais faire passer sa femme avant son exploitation, alors le mariage, il y pense (et fait du pied à Sylvie sous la table pour la troubler et endormir sa vigilance). Mais Jean a des principes, il refuse de dormir dans le même lit que Sylvie et installe un lit de camp juste en face.
C'est à Paris que le couple se retrouve en tête à tête. Jean a revêtu sa queue de pie et loué la limousine de compétition. Par charité, on ne fera pas remarquer que c'est too much :-) Ils jouent les touristes, mais une ombre plane... Laissons la parole à Jean : « Une personne de mon entourage ne voit pas notre relation d'un très bon oeil. » Hum... Je ne vois pas de qui il parle. D'autres indices : « Quelqu'un d'ancien, de traditionnaliste ». Au hasard, sa très sympathique maman ?
Mais respectons son anonymat. Néanmoins Sylvie est très en colère, et Jean bien embêté. A défaut d'une véritable demande en mariage, l'agriculteur se la joue fétichiste de la robe de mariée et emmène Sylvie faire des essayages. C'est bien la première fois que je vois quelqu'un faire ça pour le fun et sans mentir, je soupçonne une certaine perversité sexuelle là-dedans. Mais les deux semblent y trouver leur compte et parle même d'évidence en ce qui concerne leur couple.
Alors, the naughty mother vaincra-t-elle ? Réponse la semaine prochaine pour un « Que sont-ils devenus ? Quelques semaines plus tard ».