Californication : audace sulfureuse ou provoc à deux balles ?
On l'attendait avec impatience, M6 diffuse depuis hier Californication, une série qui a beaucoup fait parler d'elle depuis un an. Pourquoi ? Pour le plaisir de retrouver David Duchovny dans un rôle aux antipodes de celui de Fox Mulder, déjà, mais aussi pour son sujet : la vie sexuelle débridée d'un écrivain quadragénaire. Il paraît que c'est surprenant parce que les américains sont puritains, blablabla, ce n'est pas faux mais en matière de séries, ils nous ont déjà habitués à un discours relativement libéré (Sex&the City, Nip/Tuck...). De toutes façons, chez les français comme les américains, dès qu'on parle un peu de sexe, l'oeil frétillant des téléspectateurs s'allume :-) Au final, Californication : série rebelle ou juste un peu provoc ?
L'histoire
Hank Moody (David Duchovny) a quitté New York pour Los Angeles, mais désabusé et dépressif il ne s'adapte pas vraiment à l'esprit Côte Ouest. Ecrivain à succès, il a perdu l'inspiration et n'apprécie guère l'adaptation cinématographique de son dernier livre. Quant à sa vie privée, il court après son ex-femme sur le point de se remarier sous l'oeil curieux de sa fille de 12 ans. Pour se changer les idées, Hank couche, beaucoup. Des femmes vont et viennent dans son lit, moins par épicurisme que par hasard. Parmi elles se trouve Mia, la fille du futur mari de son ex-femme, âgée de seulement 16 ans... informations qu'il ne découvrira qu'après, naturellement.
Alors, prometteur ?
Dès les premières minutes, le ton est donné : Hank se fait tailler une pipe par une religieuse au physique de bombe sexuelle. C'est un rêve bien sûr mais dès le réveil ça enchaîne, et là on sent un peu trop le côté "regardez comme on est libérés, on parle trop facilement de sexe", avec un accumulation de termes "fleuris" pas très naturelle : et vas-y que je te parle de clito, de rondelle etc... On a compris je crois. C'est un peu le problème de la série, à force de vouloir se positionner en "série qui parle de sexe", ça en devient vite too much. Honnêtement je pense que très peu de femmes, et encore moins de jeunes filles de 16 ans, disent des phrases telles que "j'ai envie de me faire défoncer". Dans leurs paroles et leurs comportements, les femmes de la série ont l'air de sortir tout droit d'un esprit masculin. Pas très intéressant... Elles n'affichent pas vraiment une sexualité libérée, elles confortent plutôt des fantasmes masculins.
Quelques éléments positifs néanmoins : c'est assez drôle, David Duchovny est très bon, on retrouve Evan Handler (le mari de Charlotte dans Sex&the City)... Et puis surtout il y a la relation père-fille que l'on suit entre Hank et sa fille Becca. Cette ado de 12 ans, précoce et intelligente, réserve sûrement son lot de répliques pertinentes et de péripéties mouvementées. Je crois beaucoup en ce personnage :-)
A suivre donc, parce qu'on ne juge pas une série sur deux épisodes !
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