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Evénement

Mercredi 13 mai 2009
Mais ça valait le coup ! Voilà des mois, des années qu'on entendait parler de ce fameux téléfilm réunissant Yamina Benguigui et Sofia Essaïdi pour son premier grand rôle, loin de la Star Ac et de Cléopâtre. O hasard, il se trouve que j'ai interviewé Sofia il y a un mois, qui m'avait révélé qu'enfin France 2 avait décidé d'une date. La chaîne avait simplement laissé à Aïcha le temps de récolter un bouche à oreilles fait d'éloges et de récompenses ! Sofia elle-même était très enthousiaste. La plus grosse surprise est venue de la dimension comique de la fiction, on s'attendait sûrement à voir un plaidoyer vibrant et larmoyant sur la condition des femmes maghrébines dans les cités ! 

Mais pas besoin de tomber dans le pathos pour être poignant ! J'ai ri à plusieurs reprises, Yamina Benguigui a mélangé dérision et tendresse, et même si on ne fait pas partie de cette communauté, on se sent complice de ses clins d'oeil, sûrement parce que c'est un film de femmes, filles, mères, cousines, voisines... Les femmes des cités ne sont plus cachées derrière des murs ou des voiles, elles parlent, elles crient (souvent), elles rêvent de tradition ou d'émancipation, elles pleurent... Bref, elles sont touchantes. 

C'est délicat comme sujet malgré tout, j'espère que la légèreté du ton n'effacera pas l'importance du message. J'ai trouvé hilarante la scène du "certificat de la virginité", et pourtant elle fait totalement froid dans le dos ! Il y a beaucoup de malheurs et de douleurs dans la vie de ces femmes, ça donne des envies de révolte ! Bon ça, j'en avais déjà :-) Mais ça fait tellement mal de les voir supporter le poids d'un archaïsme absurde (sans oublier le racisme !)... On a toujours un peu de mal à y croire !

Sofia était magnifique comme toujours, j'espère que sa présence aura attiré du monde, surtout des jeunes téléspectatrices ! Quelle jolie manière de débuter une carrière, la suite est en projet... Vivement !
Par Coralie Marie
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Lundi 27 avril 2009
Oui, je sais. L'émission a été diffusée il y a trois jours, il serait temps que je me décide à en parler. Mais c'est pas ma faute (à moi),  mon week-end a, une fois n'est pas coutume, été mouvementé. Et puis il a fallu que je rattrape Pékin express avant ! Mais si vous voulez de l'actu, pas de souci : la Janice de Chandler a tenu un rôle de 2mn dans FBI, portés disparus. Si ça n'est pas malheureux...

Bref, Starmania, une émission de variétés présentée par France Gall pour fêter l'anniversaire des 30 ans de l'Opéra-Rock. Mais pas une émission de variétés classique où chacun se succède sur un plateau. Comme lors de l'émission hommage à Michel Berger, chaque invité a droit à son propre tableau mis en scène et pas de promo ! Ca vaut toujours le détour, mais cette fois j'avais deux bonnes raisons de ne pas louper l'évément :

- Le retour de ma Lara (Fabian) chérie d'amour. Magnifique avec son costume et sa queue de cheval, elle a interprété une de mes chansons préférées du show : le rêve de Stella Spotlight.



- Tout simplement, j'adooooore Starmania. Au collège toutes mes copines et moi avions le cd Mogador 94 et nous avions eu la chance de voir le spectacle (l'officiel) dans le grand stade de notre ville. J'adorais (et j'adore) Crystal, Ziggy, Stella... Je me retrouve toujours dans ces chansons pleines de désir, d'amour, de mélancolie, de passion, d'énergie... Il y a vraiment quelque chose de spécial dans Starmania. J'ai un peu regretté que France Gall et ses invités fassent totalement l'impasse sur la version 90' du show. Bien sûr, c'était très différent mais c'est le Starmania que j'ai connu et celui qui me tient plus particulièrement à coeur. Et puis on y a découvert Bruno Pelletier et Jasmine Roy, quand même !

L'émission offrait un beau mélange de générations, beaucoup de belles voix, beaucoup d'ex Nouvelle Star aussi ! Christophe Willem s'est montré sensible comme on l'aime, Julien Doré étonnament sobre, Jenifer a probablement réalisé l'une des plus belles prestations de la soirée : en travesti ultra-sexy à la voix rocailleuse et à la poitrine débordante, elle était tout simplement parfaite.
J'ai aimé revoir quelques anciens : Renaud Hantson, Maurane, Diane Dufresne... Et l'évocation de souvenirs qui l'es accompagnaient. J'ai été touchée de voir Catherine Ringer, je n'aurais pas imaginé l'entendre chanter Ziggy, et pourtant, il y avait quelque chose de troublant à voir côte à côte ces deux veuves de la chanson...

Je crois que dès demain, je vais me réécouter toutes ces magnifiques chansons. Longue vie à Starmania et aux belles émissions de variétés !
Par Coralie Marie
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Vendredi 20 mars 2009
Hier, après le très original L'été où j'ai grandi sur Arte, j'ai bifurqué sur France 2 pour voir l'Infrarouge consacré à la prostitution avec un documentaire baptisé Les travailleu(r)ses du sexe. C'est un sujet qui m'intéresse et je suis toujours curieuse de voir la façon dont il est traité. Je dois avouer qu'au début du reportage, j'ai été très troublée par ces prostituées très sûres d'elles, au discours affirmé et maîtrisé, qui défendaient bec et ongles leur profession en nous assurant être heureuses loin de l'habituel statut de victime. Ca fait réfléchir, forcément. Surtout quand elles évoquent les autres formes d'esclavages du monde professionnel traditionnel.


Je ne me compare pas aux travailleurs clandestins ou aux miséreux du tiers-monde, néanmoins j'ai mon lot d'humiliations et d'exploitations quotidiennes, sans oublier toutes les fois où on me prend pour une grosse conne (il n'y a pas d'autres mots) !! Devais-je considérer leur sort plus enviable que le mien ?


Mais au fil des témoignages, mon sentiment a évolué et j'en suis revenue à mes convictions. Parce que franchement, la peinture soi-disant réaliste de la prostitution n'était que complaisance. Alors qu'on nous promettait le témoignage de clients, on a eu droit à deux cas totalement biaisés : le vieux monsieur amoureux de sa prostituée qui sera sa dernière femme (je vais pleurer) et un mignon handicapé qui confie les larmes aux qu'il ne pourrait pas vivre sans la prostituée qui embellit sa vie (je vais pleurer – bis). Je ne renie pas leur détresse, mais quelle vision angélique des clients !


C'était un peu le problème du documentaire qui laissait entendre que dans le monde il n'y avait que trois catégories de personnes : les pauvres hommes malheureux et brimés, les gentilles prostituées dévouées, et les vilaines femmes castratrices et cruelles. Parce qu'en tant que femme non-prostituée, c'est ce que je suis si j'en crois ce que j'ai entendu hier... Ah. Si je repense aux relations que j'ai eues (avec ou sans sentiments), j'y vois surtout respect, écoute, complicité et plaisir. Et je ne pense pas être une exception.


Au final, j'ai surtout l'impression que comme pour toutes les personnes dans une situation difficile, la fierté les pousse à embellir leur vision des choses et à se donner l'image positive que la société leur refuse. Il fallait les entendre promouvoir le lien qu'elles créaient avec leurs clients (mouais, ça reste une relation commerciale, le vrai partage est gratuit) ou énumérer les qualités nécessaires : parler plusieurs langues, savoir négocier, tenir une conversation sur des sujets variés, surtout avec des ministres (comme si cela avait de l'importance). Tant mieux s'ils/elles y croient, moi non.


Je veux bien entendre des discours modérés sur la prostitution, je veux bien croire que certaines/certains arrivent à le vivre plutôt bien. Mais pas dans le cadre de ce reportage qui évacue en deux minutes le problème des prostituées qui ne l'ont pas choisi, qui fait l'impasse sur la violence de la rue, qui laisse entendre que c'est un métier comme les autres qu'on peut arrêter sans problème une fois qu'on a fini de payer ses études ou sa maison (!), et qui ne s'intéresse pas au pourquoi du comment on en arrive à faire ça. Je ne sacralise pas le sexe, malgré tout je reste fondamentalement convaincue qu'il n'a sa place que dans une relation réciproque et libre, l'argent a beaucoup de pouvoir mais il n'achète pas le désir et j'aimerais que tout le monde en soit persuadé.

Par Coralie Marie
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Lundi 9 mars 2009
Eh oui, encore Arte ! La faute à la programmation peu intéressante des autres ! Et surtout l'envie de regarder la seule chaîne à avoir fait un effort pour le 8 mars (et pour une fois, pas pour diffuser un documentaire sur le pénis !).


J'ai aimé le film de Chabrol, Une affaire de femmes. J'ai aimé sa manière implacable de dépeindre la tragédie d'une femme, tout en étant absolument pas militant. Isabelle Huppert joue Marie, une femme qui finira guillotinée pour avoir pratiqué des avortements. Une martyre féministe ? Même pas. Ou alors...

C'est un peu par hasard que Marie se retrouve à aider sa voisine à avorter, et c'est par appât du gain qu'elle décide de continuer. C'est la guerre, les temps sont durs et Marie rêve d'une autre vie que celle de mère de famille coincée dans sa cuisine auprès d'un mari qu'elle n'aime pas. Alors pourquoi pas se faire de l'argent comme ça et goûter un peu au luxe ? Elle vit sa vie comme ça, dans l'insouciance totale, sans méchanceté mais sans aucune conviction. Elle se dit pour les résistants, mais trompe son mari avec un collabo. Même quand elle finit par être arrêtée pour être sacrifiée pour l'exemple (en tant que tueuse d'enfants de la patrie...), elle n'a pas l'air de vraiment réaliser la situation.

Même si elle ne le revendique jamais, puisqu'elle n'a aucun recul sur ce qu'elle vit, Marie est vraiment victime d'un système machiste : coincée dans un mariage, cantonnée à son rôle de mère et bien sûr punie comme une criminelle par des hommes pour ses avortements... Et quand on sait que le film est inspiré de l'histoire vraie de Marie-Louise Giraud, ça fait froid dans le dos. Ca semble si loin et pourtant...


Du coup je me suis laissée embarquer par le reste de la soirée. Je ne saurais que trop vous recommander d'aller visionner sur Arte.fr le documentaire La lune en moi, qui se penche sur les règles, ce qu'elles représentent, ce qu'elles infligent, et bien sûr sur les relations que femmes et hommes entretiennent avec elle. Pas de risque de redite, vu que c'est un sujet dont on ne parle jamais ! Et en plus, ce documentaire est plein de remarques pertinentes qui font vraiment réfléchir.

Diana Fabianova, la réalisatrice, s'interroge et part à la rencontre de nombreux témoins. C'est là qu'on nous parle de contrôle de l'utérus, qu'on aborde sous un autre angle les fameuses sautes d'humeur de SPM (et Dieu que ça fait du bien !) et qu'on découvre qu'un médecin très désireux de permettre aux femmes de vivre sans règles le fait en réalité avec une curieuse et plutôt négative vision de la féminité ! Vraiment, précipitez-vous !


Pour finir, une sympathique histoire d'amour entre deux femmes sous forme de journal intime : Pour l'amour de Sandeep. Une australienne et une anglaise d'origine indienne tombent amoureuses sur internet. Leur rencontre est à la hauteur de leurs espérances, mais pas facile pour Sandeep de choisir entre son amour et les principes traditionnalistes de sa famille. Une histoire toute simple mais qui sonne juste. Je crois qu'elle est visible également sur le site d'Arte.

Par Coralie Marie
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Samedi 7 mars 2009
 


Comme la moitié de la girly blogosphère, j'étais hier soir devant Arte (décidément !) pour découvrir la version BBC de Raison et sentiments. Ca tombe bien, j'ai revu il y a peu de temps le film d'Ang Lee, coadapté par Emma Thompson. Les deux sont une réussite, je n'ai pas vu passer les trois épisodes hier soir ! La campagne anglaise, cette maisonnée de femmes, les effusions amoureuses qui se mêlent aux chagrins... Je ne m'en lasserai jamais ! Il a juste fallu se faire au casting... Dan Stevens est un charmant Edward Ferrars, mais Hugh G. will always be Hugh G. ! Et Marianne Dashwood sans la beauté des traits de Kate Winslet, ça surprend un peu mais on s'y fait. En revanche, come on ! Dominic Cooper n'a pas le charme irrésistible de Willoughby, je refuse de le croire !!!


Ce qui m'a frappée en comparant les deux oeuvres, et je ne sais pas si d'autres auront le même sentiment, c'est l'impression que Marianne est l'héroïne du film d'Ang Lee, alors qu'Elinor est celle du téléfilm. Emma Thompson, l'Elinor du film, est très touchante dans ce film, mais son personnage semble très réservé, presque effacé. En revanche on vibre corps et âme avec Marianne-Kate Winslet. Dans la version de la BBC, Elinor-Hattie Morahan est certes pudique, mais son caractère apparaît néanmoins comme très affirmé. Etre introvertie ne l'empêche pas de se montrer forte et déterminée aux yeux des autres. Et sa jeune soeur Marianne-Charity Wakefield frappe plus par son immaturité. Est-ce un hasard si à la fin on nous montre une Marianne amoureuse, alors que dans le film son mariage était un renoncement ?


Je reste indéniablement plus « sentiments » que « raison » :-) mais je suis de plus en plus touchée par Elinor, et celle du téléfilm est une réussite ! Alors, qui a préféré les cottages et les pique-niques au concert des Enfoirés ?

Par Coralie Marie
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Vendredi 6 mars 2009
Attention, événement, hier j'ai regardé Arte TOUTE la soirée, je crois que mon cerveau ne s'en est pas encore remis... Après Nord et Sud, j'ai (re-re-)regardé les Virtuoses, film culte des 90's où Ewan McGregor est étonnament peu sexy. Du coup je me suis laissé embarquer par le documentaire diffusé juste après, qui revenait sur la polémique qui a entouré la sortie en Allemagne le livre de Charlotte Roche Feuchtgebiete, bien dispo en France sous le titre Zones Humides. Du scandale, de la provoque, de la littérature... Ca m'a rappelé mes années étudiantes pendant lesquelles j'avais justement étudié de tels ouvrages.


Et bien, mine de rien, j'étais enchantée de suivre un programme qui d'une part me faisait découvrir une personnalité intéressante (Charlotte Roche bosse à la télé, elle a un sourire malicieux et des coiffures de jeunes filles modèles, elle glousse en lisant ses textes... parce que sous ses airs ingénus, madame écrit les pires horreurs), et d'autre part posaient de vraies bonnes questions quant à la vulgarité d'un texte ou le poids d'un tabou. On osait même y parler féminisme (on sent que le 8 mars approche, il y a une zone de tolérance à notre égard). Pour résumer ce livre selon ce que j'en ai perçu hier, c'est un récit d'Hélène, une jeune fille de 18 ans qui explore son corps et dévoile ses petits péchés mignons, enfin quand je dis mignon... Elle met vraiment à jour ses petits plaisirs honteux, sans se soucier des tabous liés à l'hygiène ou à la pudeur.


Je ne crois pas que je lirai Zones humides, rien que les quelques passages d'hier m'ont écoeurée, mais les questions qu'il soulève me passionnent. Voir les réactions offusquées ou au contraire amusées des gens, alors que finalement Charlotte Roche évoque des choses plutôt naturelles (mais pas que). Il y a bien sûr aussi le rapport à la féminité. Même si cette Hélène fait des choses répugnantes, elle a le mérite de présenter un corps à l'antipode de la chose lisse, inodore, presque plastifiée que l'on voit en général (magazines, pubs, photos, n'importe où finalement).


Charlotte Roche disait quelque chose dont je suis convaincue : tous les efforts que l'on fournit pour être chaque jour parfaite (= épilée, maquillée, sublimée) ne contribuent pas à nous donner le sentiment d'être bien. C'est évident, on vit avec la culpabilité d'être au naturel d'horribles monstres poilues qui transpirent, il y a mieux pour l'ego... Et preuve que ces questions méritent d'être posées, à propos de l'épilation une lectrice interrogée disait « oui, bon, bah voilà on doit s'épiler, il y a pas de quoi débattre », bah si, justement ! Et plus particulièrement en France où ce n'est même pas un choix (l'Allemagne a un rapport un peu différent). Si l'on interroge les femmes, elles répondront qu'elles s'épilent parce que c'est plus joli, que les poils c'est moche ou sale. Le maquillage aussi c'est plus joli, pourtant tout le monde ne se maquille pas, en revanche des aisselles ou des jambes poilues, je n'en ai pas vues depuis une éternité...


Arte tombe parfois dans l'intellectualisme racolleur, là c'était plutôt pertinent. Une bonne suprise, donc, et j'ai hâte de voir l'accueil que va recevoir le livre en France (avec campagne de pub façon faux blog tenu soi-disant par l'héroïne) !

Par Coralie Marie
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Samedi 28 février 2009
La polémique avait enflé ces dernières semaines, bouh les vilains César élitistes qui n'avaient même pas daigné inclure Bienvenue chez les Ch'tis parmi les nommés (à une exception près). Et effectivement, les 20 millions de spectateurs du film n'avaient aucune chance de faire le poids face à Séraphine, vu par à peu près personne mais qui s'est offert le luxe de repartir avec sept statuettes ! Je trouve plutôt drôle que Yolande finisse star de la soirée, même si elle n'est pas Ch'ti, à côté des autres comédiennes présentes, elle a tout de même une touche Province et prolétariat qui n'a pas dû déplaire à Dany Boon, de même que son petit discours « le réalisateur a pensé à moi en me croisant au Super U, avis aux réalisateurs de talent, maintenant je vais au Monoprix ! ».


J'adore les cérémonies de remise de prix, à part les Victoires de la musique qui sont d'un snobisme et d'un ennui sans nom. Mais les César ! La magie opère à chaque fois... Tout le gratin réuni, les robes somptueuses, et l'émotion ! La grande famille du cinéma est sûrement un concept artificiel, malgré tout le temps d'une soirée on y croit avec le sentiment que l'Histoire du cinéma est en train de se faire.

Quelles images ressortiront des archives d'ici un, dix, trente ans ? L'émotion d'Elsa Zylberstein pour son César du meilleur second rôle (probablement le second rôle le plus premier rôle du cinéma !) ? Le regard plein d'amour de Monica Belluci pour son mari Vincent Cassel récompensé pour Mesrine ? Le casting de lycéens d'Entre les murs au grand complet sur scène ? L'hommage rendu à Claude Berry par une salle debout ? Amira Casar et Guillaume Galliène fredonnant The sound of silence ? Julie Depardieu qui glisse quelques mots à propos de son frère ? La simplicité d'Agnès Varda et son univers si personnel ?


Peut-être qu'existera un jour le César de la meilleure comédie ? L'idée n'est pas mauvaise même si elle demande en réflexion. En attendant, je n'ai pas vu dans les César un moment lugubre réservé à une élite. L'humour et l'émotion étaient intimement liés hier. Comment résister à la chaleureuse Emma Thompson venu remettre un César d'honneur à Dustin Hoffman ? A Florence Foresti qui profite de son scénario pour faire la danse de la séduction à Sean Penn ? A Elie Semoun tout simplement parfait en Tootsie ? A Carole Bouquet hilarante et surprenante en perruque mouton dans une parodie de pub ?

Et bien sûr à Dany Boon qui a fait table rase de son énervement en venant rendre une visite « surprise » haut de smocking et bas de jogging, tenue spéciale « nominés qui n'ont aucune chance de se lever » ! A défaut d'un prix, Dany Boon repart avec la réplique de la soirée : « Mon conseiller en communication m'a monté la tête. Il m'a dit : si à 40 ans tu n'as pas de César, t'as râté ta vie ! »

Par Coralie Marie
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Vendredi 20 février 2009
J'ai réalisé que ça faisait un moment que je n'avais pas regardé la télévision un jeudi soir, souvent soir de sortie. Faut dire aussi que c'est souvent un peu le désert ce jour-là, et particulièrement hier soir : foot sur M6, film viril sur Arte, Brigade Navarro sur TF1... Même si ce gros macho de Navarro n'est plus là (d'ailleurs il est mort finalement ?) , ça ne me disait rien. J'ai donc opté pour Le Piano oublié, aidée en cela par l'excellente critique de mon magazine télé.


L'histoire ? Au début des années 60, un petit garçon, passionné de musique au grand dam de son père, rencontre un peu par hasard un vieux pianiste très réputé qui va lui enseigner son savoir. Les choses se compliquent lorsqu'il découvre que pendant la guerre leurs deux familles ont été liées de manière dramatique.


Le piano oublié est une réussite ! D'abord il y a Jacques Perrin dans le rôle du pianiste Benjamin Rosenbaum, je le trouve assez charismatique et séduisant malgré ses cheveux blancs ! L'histoire était originale malgré la thématique vue et revue des « horreurs de la guerre ». J'ai trouvé les personnages subtils et complexes, et du coup terriblement attachants, et ce d'autant plus que la progression de l'histoire était palpitante. Le poids de l'époque était parfaitement retranscrit, entre la guerre d'Algérie, le souvenir de la 2e guerre mondiale et la mère qui n'ose pas encore s'imposer face à son mari. J'ai aussi adoré les deux personnages d'enfants, un garçon sensible et courageux, une fille brillante et malicieuse, pour une fois pas cantonnée dans le simple rôle de la gentille meilleure amie.


Plus qu'une énième histoire de guerre, Le Piano oublié est une histoire sensible sur fond de musique, et dont je retiendrai surtout la tendre relation entre un homme et un petit garçon ! Des fois, France 3, ça vaut le coup :-)

 

Copyright : France 3

Par Coralie Marie
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Jeudi 22 janvier 2009
Hier soir, après New York, section criminelle, plutôt que d'affronter la tristesse du monde en regardant Delarue (mais j'ai cru comprendre qu'il y avait quelques cas bien sympathiques...), j'ai préféré visionner le téléfilm diffusé en prime sur France 2, Etat de manque. Ce qui m'avait interpellée : une histoire de femmes, une histoire de femmes au boulot, une histoire de femmes au boulot confrontées à un gros macho... Il fallait que je vois ça ! Le scénario : trois employées d'une grosse boîte d'assurance sympathisent un peu par hasard et découvrent que le même homme, un collègue of course, leur a brisé le coeur. Elles décident de se venger... Chacune doit en même temps échapper à une addiction : la cigarette, l'alcool ou la nourriture.

Il ne fallait pas s'attendre à un véritable discours politique dans cette pure comédie, et l'ensemble n'échappait pas à la caricature, néanmoins Etat de manque ne manquait pas (ah ah) de qualités. Son trio d'actrices et d'héroïnes déjà, et c'était bien sûr l'essentiel. Peut-être suis-je vraiment une parfaite ménagère de moins de 50 ans, mais leurs problèmes d'orgasmes, d'amour et de nourriture m'ont touchée ! Finalement ce n'est pas si fréquent de voir des héroïnes contemporaines un peu râtées :-)

J'ai cru à un moment que le scénario allait virer "crépage de chignons", et si je déteste cette expression, je déteste l'idée que des femmes doivent se faire la guerre, surtout en jugeant les autres sur leur physique et leur apparence. Mais l'histoire s'est habilement retournée, et la morale est sauve, ouf !
J'aurais aimé plus d'acharnement sur le macho, mais ça c'est parce que je suis une vilaine féministe. Du côté des bonnes idées, je terminerai en évoquant la voix off, discrète mais efficace, tout le charme des voix off d'antant avec ce qu'il faut d'ironie et de regard mordant sur la vie en entreprise. Et il y a de quoi dire :-)

Sinon, la bonne nouvelle du jour, c'est bien sûr l'annonce du retour de George Clooney dans Urgences. Bien sûr, ce n'est qu'une rumeur comme il y en a déjà eu 789, mais j'ai envie de croire ! Revoir le Docteur Ross, quel bonheur ce serait !

Copyright : France 2
Par Coralie Marie
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Vendredi 16 janvier 2009
Souvenez-vous il y a deux ans France 2 avait rencontré un beau succès avec Petits Meurtres en famille, une adaptation très libre d'un roman d'Agatha Christie. Une esthétique irréprochable, un vrai suspense, des répliques inspirées et de riches personnages, la réussite de cette saga était indéniable. Je l'avais d'autant plus appréciée qu'elle mettait en scène ce cher Grégori Derangère que j'avais pu rencontrer pour l'occasion (qui ça ?).


Bien décidée à exploiter le filon, France 2 a donc mis en chantier une collection baptisée Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, qui propose de nouvelles adaptations des oeuvres de la célèbre anglaise, cette fois en unitaire. La transposition de l'Angleterre à la France se fait très librement une nouvelle fois, puisque de la saga initiale, France 2 a gardé son génialissime générique et surtout, son couple d'enquêteurs totalement inventé, le commisaire Larozière et son âme damnée, l'inspecteur Lampion (Antoine Dulery et Marius Colucci). Après Les Meurtres ABC, c'est ce soir au tour d'Am stram gram d'être conté.

Je dois avouer que la semaine dernière, il m'a fallu un petit moment pour rentrer dans l'histoire. Je trouvais que le tout avait un petit côté vieillot, mais pas dans le genre old-fashionned cool, plutôt démodé et soporifique à la Maigret. Mais finalement, le scénario malin m'a emportée, et en plus j'ai été totalement charmée par Marius Colucci, véritable George O'Malley de la police, mais avec en plus une scène de baiser gay ô combien sensuel. Je serai donc au rendez-vous ce soir.


Mais je tiens quand même à signaler qu'il faudrait pas que France 2 nous prenne pour des êtres stupides au cerveau totalement anesthésié par TF1. Dans Petits Meurtres en Famille, le coupable se révélait être ce cher commissaire Larozière, fils naturel caché blablabla. J'avais même bluffé tout le monde en trouvant la solution (ça doit être à la même période que j'ai dû envisager d'entrer dans la police pour faire Lily Rush ou Olivia Benson comme métier...). Bref, belle image de la police française qui garde dans ses rangs un criminel reconnu :-) !!


Copyright : France 2

Par Coralie Marie
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