Jeudi 10 juillet 2008
Jeudi 10 juillet, Patrick Poivre d'Arvor a présenté pour la dernière fois le JT de 20 heures de TF1. 21 ans que des millions de téléspectateurs le suivaient fidèlement, quand ça s'arrête, ce n'est pas rien... Une fois n'est pas coutume, j'ai donc regardé ce journal pas comme les autres, en pensant à Shopgirl qui aime tant son cher Patrick !

Ce 20 heures ressemblait finalement à tous les autres, exception faite d'une petite phrase glissée au hasard d'un reportage consacré à l'annonce de la naissance de deux girafeaux : "Parfois on croit chuter, mais on rebondit très vite !".

Ses adieux, en toute fin de programme, furent sobres et émouvants. Il n'a pas feint l'indifférence, citant Shakespeare "Ce que l'on ne peut éviter, il faut l'embrasser". Tout comme lui j'avais la gorge serrée quand il a remercié le public et son équipe, eh oui Patrick je sais combien c'est dur de perdre un travail, mais tu en retrouveras certainement un bien avant moi !

On a aussi eu droit au classique petit montage rétrospective de ces 21 ans de gloire, avec même le petit échange houleux avec Sarko, joli clin d'oeil ! Bonne route Patrick, je suis sûre que tu n'as pas fini de recevoir des marques d'affection de ton public, je ne me fais aucun souci pour ton avenir :-)

Copyright : TF1
par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Jeudi 3 juillet 2008
Depuis près de 15 jours (après une vague de best-of, merci Roland Garros), Laurent Ruquier fait ses adieux à la case de 19 heures en rendant chaque jour hommage à l'un de ses chroniqueurs phares : Steevy, Jean-Luc Lemoine, Christine Bravo, Annie Lemoine... L'animateur met fin à 7 ans (8 si l'on compte la première année en deuxième partie de soirée) de talk-show comico-culturel, et cédera dès lundi sa place à Patrick Sabatier, interlude estival avant l'arrivée de Julien Courbet.

 

J'ai suivi On a tout essayé puis On n'a pas tout dit, plus ou moins régulièrement, avec des phases accro, des phases indifférente, mais ces émissions auront compté. Je garde en souvenir beaucoup de rires ! Je n'ai pas trop compris la chûte d'audience lors du passage d'On a tout essayé à On n'a pas tout dit, j'aimais beaucoup la nouvelle version, sûrement parce que j'adore les quiz :-) Moi qui trouve vite pesante l'actualité, ça m'amusait bien tous ces « qui est Mme X ? », « Kikavuki ? » etc :-) Et tant pis si c'est censé être une émission de vieux !

 

Je retiendrai principalement trois choses :

 

3 – La révélation de jeunes talents. Ruquier s'est montré plutôt malin dans ses choix. Exemple : Franck Dubosc qui, avant On a tout essayé, n'était que le mec aux yeux bleus des Petites Annonces d'Elie Seimoun. Mais je retiendrai surtout Florence Foresti ; découverte sur Canal+, elle a explosé grâce à ses personnages de Clothile, Anne-Sophie de la Coquillette, Myriam, Brigitte... Que dire si ce n'est que j'adorais et que j'adore toujours !

 

2 – La mixité des chroniqueurs. Age, sexe, profession, famille politique... On ne peut guère faire plus hétéroclite ! Et si on regarde vite fait ce qui se fait ailleurs, on réalise que ce n'est pas si fréquent ! C'est ce qui a fait la richesse de l'émission, et je n'oublierai jamais les altercations Steevy Boulay « Sarkozy, je t'aime, mon amour » et Gérard Miller « Communistes en force, yeah » !

 

1 – Une vraie touche de féminisme. Déjà autant de chroniqueuses que de chroniqueurs, ce n'est pas rien. Et en plus des chroniqueuses qui n'ont pas peur de l'ouvrir ! On a tout essayé m'a fait découvrir Isabelle Alonso, qui m'a fait découvrir feu le forum des Chiennes de garde, qui m'a fait découvrir un féminisme théorisé etc... Pour cela, je te dis à jamais merci Laurent :-) Depuis, il a engagé Eric Zemmour, ce qui a tout gâché, mais bon...

 

Bonne chance à toute l'équipe pour l'avenir, Julien Courbet, il va falloir t'accrocher pour nous les faire oublier !

 

Aparté Ingrid Betancourt : Comment passer à côté ? Elle est libre :-)

Je l'ai appris grâce à un bandeau pendant Zone interdite, et ça a sauvé ma soirée, parce que les vacances de célibataires, c'est hautement déprimant. Pourquoi les célibataires sont-ils toujours condamnés à faire du sport :-) ???

Sans vouloir faire ma rabat-joie, j'ai vu Sarkozy dans le 12.50 ce midi, et il ne cachait pas sa joie, pas tant qu'Ingrid ait été libérée, mais qu'elle soit au courant de tout ce que Carla et lui avaient fait pour elle !! Tout doit-il toujours revenir à lui ?

 

Copyright : Gilles Scarella / France 2

par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mardi 17 juin 2008
C'est une période un peu creuse en matière de séries inédites et télé-réalité (bientôt, bientôt, soyons patients :-), merci l'Euro, mais l'on peut au moins se réjouir de voir quelques téléfilms inédits programmés. Je sais que vous préférez quand je parle de Cédric, mais c'est le jeu ma pauvre Lucette :-)

 

Hier soir, nous étions 7,7 millions de téléspectateurs à suivre Hold-up à l'italienne. Rien de révolutionnaire dans l'histoire, un voyou au grand coeur découvre que sa compagne, qu'il croyait avocate (et qui le croit agent immobilier), travaille à la police de la douane et est notamment très occupée à le traquer. Du cambriolage haut de gamme, où les protagonistes s'apparentent plus à des gentlemen joueurs qu'à de véritables criminels. Un jeu du chat et de la souris comme le cinéma les aime tant, et où les méchants ne sont pas ceux que l'on croit !

 

Sans être vraiment surpris, on se laisse embarquer dans cette fiction au charme transalpin, notamment grâce à son casting très réussi. Deux couples : l'élégance de la première génération Claudia Cardinale et Jacques Perrin, le glamour de la seconde, Astrid Veillon et Bruno Wolkowitch. J'aime le côté femme d'action d'Astrid Veillon, que je n'ai pas oubliée depuis Extrême limite :-) Et que dire de Bruno Wolkowitch ! Malgré le temps qui passe, il garde un sex-appeal assez flagrant, surtout en costume trois pièces de gentleman cambrioleur. Et j'éviterai de m'étendre sur la scène d'amour qui m'a rendu assez jalouse d'Astrid Veillon :-)

 

En fan absolue des comédies romantiques, j'ai quand même enregistré L'Amour sans préavis avec Hugh Grant, le chéri de ces dames :-) Déjà vu au cinéma, mais on ne s'en lasse pas !

 

Copyright : TF1

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Dimanche 15 juin 2008

Je ne résiste pas à l'envie de dire tout le plaisir que m'a procuré la diffusion du téléfilm Disparition, hier soir sur France 3, chaîne que je ne regarde qu'une fois par mois en moyenne, mais là faute de Kyle XY, je n'avais pas trop le choix. J'aurais bien testé Où es-tu ? malgré les mauvaises critiques, mais la semaine dernière j'étais à Deauville et mon magnétoscope n'avait pas résisté à l'appel de Lily Rush :-)
Bref, me voilà donc branchée sur France 3, rassurée par les commentaires positifs de Télé7jours, mais néanmoins inquiète de la durée (3 heures...) de cette fiction. Au final : aucun regret.


L'histoire de départ est assez classique, on en a vu plein comme ça l'après-midi sur M6 :-) Un enfant disparaît, la mère est folle d'inquiétude, la gendarmerie fait ce qu'elle peut et tout le monde est un suspect potentiel ! Et pourtant je n'ai pas relâché mon attention une minute. Le rythme de l'action était soutenu sans pour autant tomber dans le piège des rebondissements multiples et artificiels qui nuisent au réalisme du téléfilm. La preuve en est qu'on peut être passionnant sans tomber dans le too much. 
Tout était parfaitement crédible, les personnages, leurs réactions, leurs secrets... Maruschka Detmers était parfaite en mère éplorée mais digne, Sara Martins aussi dans son rôle de gendarme qui sait s'impliquer émotionnellement sans pour autant perdre de vue les responsabilités de son métier. La dimension psychologique des protagonistes était subtile, y compris celle du petit garçon disparu, loin d'être angélique, il était presque dérangeant dans sa complexité. Et que dire de l'amant, aussi lâche que certains hommes peuvent l'être parfois :-)

C'était une rediffusion, j'espère qu'il y en aura d'autres et que vous ne les manquerez pas :-)

Copyright : France 3

 

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Lundi 2 juin 2008

En 1993, je découvrais le Château des oliviers et en tombait presque amoureuse. Estelle Laborie de Sauveterre, Marceau Dupastre, Raphaël Fauconnier, la maire Mireille... ils ont illuminé mon été et je ne les oublierai jamais. S'en est suivie une longue liste de sagas de l'été, ponctuant une saison télévisuelle souvent bien morne, de péripéties palpitantes, secrets de familles et fougueuses romances. Irréalistes ces fictions ? Qu'importe, ce n'est pas ce qu'on cherche !

 

Mais le temps a passé... Séries américaines obligent, il a fallu s'approcher au plus près des intrigues policières, passant outre la dimension « aventure familiale ». Les audiences ont grimpé pendant un temps (les records de Zodiaque et Dolmen), mais à force de vouloir aller toujours plus loin dans la « modernité », sans pour autant renouveler les clichés du genre, les sagas ont fait fuir leur public.

Les trois fictions de 2007 (Suspectes, Mystère et La Prophétie d'Avignon) surfaient sur la vague mais leur audience n'a cessé de baisser. Suspectes était un bon feuilleton, Mystère en revanche a trainé en longueur sur une intrigue sans relief et paradoxalement sans mystères ! Et je ne parle même pas de son ridicule final. Dedans il y avait même Lio dans un minuscule rôle, c'était avant qu'on la déteste pour sa méchanceté envers Cédric (la preuve que je ne mens pas, j'ai des âmes égarées de google qui arrivent en tapant « Cédric Lio méchante » !).

 

En 2008, TF1 a donc décidé de se la jouer modeste avec la Main Blanche, programmée dès le mois de mai et sur deux soirées seulement (ma maman en était toute perturbée). Mais quand même, point trop de dépaysement puisqu'on retrouve le couple héros de Dolmen, vous savez celui qui prenait le temps de se déclarer son amour à deux doigts de la mort, Ingrid Chauvin et Bruno Madinier. Lui est un flic classique, elle est « la touche américaine » puisque madame est anthropologue judiciaire. Oui, oui, comme Temperance Brennan dans Bones, d'ailleurs Ingrid a potassé la série pour son rôle. Je lui trouve plutôt un air de famille avec Catherine Willows des Experts, et d'ailleurs elle serait crédible en danseuse exotique reconvertie en scientifique :-)

 

La Main Blanche est plutôt une bonne surprise. Le cadre, les mines de sel de Guérande, est plutôt original. L'histoire mêlée de légendes tient la route sans tomber dans la surenchère, et sait attiser la curiosité des téléspectateurs : quel est le lien entre les mortes du passé et les drames du présent, pourquoi une main comme symbole, d'où la jeune malade tire-t-elle ses visions, et pourquoi Ingrid-Marion est-elle personnellement impliquée ?

Evidemment on n'évite pas quelques écueils... Au cas où le téléspectateur éteindrait vraiment son cerveau entre les pubs, on lui colle une musique langoureuse avec des harpes pour accompagner la rencontre entre les deux héros. Ces deux-là vont finir en couple ? C'est pas vrai...

 

Ce soir, suite et fin, et ça s'annonce trépidant ! Visiblement notre couple chéri va se fâcher : Ingrid-Marion suspecte Bruno-Franck d'être le méchant tueur, nâânnn, ils nous feraient pas ça quand même ? En tout cas, il y aura des morts et des voitures qui explosent, et c'est tout ce qu'on demande :-)

Copyright : TF1

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Samedi 17 mai 2008

Les années 60 ont le vent en poupe, l'effet anniversaire de mai 68 probablement. Le 7e Juré est l'adaptation d'un livre de Francis Didelot, qui a déjà été porté à l'écran en 1962 par Georges Lautner. Je ne connaissais pas l'histoire : un pharmacien tue une jeune femme qui lui résistait, et se retrouve juré au procès de l'homme accusé à sa place, un jeune algérien qui fréquentait la victime.

 

Indéniablement une vraie réussite. Etant une amatrice des films des Jaoui-Bacri et des Ascaride-Guédigian, je suis forcément sensible au talent de Jean-Pierre Daroussin ; sans surprise, il est parfait en petit bourgeois de province. Et même si son personnage n'est guère sympathique, il a toute notre affection quand il démontre avec brio en plein procès les faiblesses de l'accusation. Un peu plus et il se transformait en Monk ou en Columbo !

 

Le point fort de l'histoire, c'est évidemment son contexte historique. Au-delà des errements des invidus, c'est une vision terrible de la France des années 60 que ce 7e Juré dépeint. Assez comique d'abord, le puritanisme ambiant. J'ai bien ricané de les voir s'offusquer bruyamment quand l'accusé explique à la barre que la victime et lui ont fait « la chose », et qu'elle aimait lui griffer le dos. Oh mon Dieu, quelle vie de dépravés :-)

Moins marrant, le racisme ambiant. Un algérien, qui plus est ouvrier, est forcément coupable, et même s'il ne l'est pas, quelque part il mérite quand même la peine de mort. Triste réalité... Ca fait froid dans le dos de voir notables, magistrats et opinion publique fermer les yeux devant les aberrations du procès, et même celui qui trouve la (double) lettre d'aveu du pharmacien, afficher un dédain agacé pour la vérité...

 

Naturellement, c'est aussi une France misogyne qu'on perçoit dans le 7e Juré. Au procès, on ne manque pas d'évoquer la vie sentimentale débridée de la jeune femme, le rituel de « elle l'a bien cherché » en quelque sorte... Il y a également la femme du pharmacien (Isabelle Habiague) qui, une fois mise dans la confidence, met tout en oeuvre afin de sauver son mari, pour finalement découvrir qu'il ne ressent pour elle que de la haine (au point de l'étrangler elle-aussi).
Et toute l'histoire est là... Cet homme est prisonnier des conventions de la société, il traverse sa vie sans la vivre et reporte sa frustration sur les femmes, au point de devenir un violeur et un meurtrier quand il ne réfrène plus ses pulsions. Je ne sais pas si tout le monde l'aura perçu comme moi, mais je trouve intéressant que le violeur que l'on nous montre ne soit ni un soudard, ni un pervers, mais juste un mec normal, et même plutôt gentil. Parce que c'est le vrai visage de la violence faite aux femmes : quotidienne et insidieuse.

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Mercredi 14 mai 2008

Je suis facile à séduire. En matière de téléfilm, j'entends... Quand j'ai lu le résumé des Vacances de Clémence, j'en trépignais d'avance : en 1967, une mère au foyer de 26 ans découvre une nouvelle vie grâce à l'une de ses amies, qui milite au planning familial, et sa rencontre avec un professeur de philosophie va remettre en cause son mariage. Moi, tu me parles des années 60, de femmes au foyer désespérées, d'émancipation féminine... j'accours. J'aurais aimé être une militante féministe à cette époque, dans les années 60-70 on luttait contre le sexisme, aujourd'hui on passe plus de temps à lutter contre une fausse image du féminisme, c'est triste.

 

La vie de Clémence était assez bien vue : bien sûr qu'elle fait la cuisine, son mari est à l'usine, chacun son rôle... Et d'où se permet-elle de sortir le soir ? Son mari ne l'y a pas autorisé... C'est difficile pour tout le monde d'envisager le changement, même s'il est la clé de son propre bonheur. Malgré les invitations de sa mère et de son amie à penser un peu à elle, Clémence résiste. Elle aime son mari, ses enfants. Mais la frustration finit par prendre le dessus : comment être épanouie face à un mari qui vous traite comme un meuble, pire un meuble dont il est le propriétaire ?

Mais la liberté ce n'est pas le bonheur, il faut savoir l'apprivoiser. Clémence s'enfuit avec un homme, libre, sentimentalement et politiquement. Trop pour elle qui peine à sortir de ses schémas d'éducation : elle rêve de remariage, fait le ménage sans se poser de questions... Après quelques va-et-vient entre ses deux vies, une tentative de viol conjugal (il a le droit, c'est « sa » femme) et un avortement, Clémence finira par revenir auprès de sa famille avec l'espoir d'un mari prêt à accepter ses envies de liberté. A voir... Mai 68 approche et Clémence ne réalise pas que tout va changer...

 

Je suis partagée. J'apprécie le réalisme de l'histoire qui montre qu'il n'y a pas d'un côté une conjugalité malheureuse et de l'autre une liberté épanouissante, que tout n'est pas si simple. Mais j'aurais aimé un peu plus d'exaltation de la part de l'héroïne, ce n'est quand même pas rien de fuguer et d'envisager une nouvelle vie ! Mais ce n'est pas comme ça qu'ils ont conçu Clémence, sous les traits de la discrète Laëtitia Spigarelli. Ils n'ont pas tort, les passionaras ne sont pas les seules à avoir été touchées par les bouleversements des années 60 !

Ca ne m'a pas dérangée outre-mesure, mais j'ai trouvé les dialogues un chouilla didactiques. Un peu dans le même thème, tout aussi militant mais plus vibrant, je conseille L'une chante, l'autre pas d'Agnès Varda !

par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mercredi 30 avril 2008
Maupassant et France 2, c'est une grande histoire d'amour. En mars, la chaîne a consacré 4 mardis à l'auteur normand (j'en ai parlé et ) et bien, il faut croire que ça ne lui suffisait pas !! Hier soir, ce sont les pensionnaires de la Maison Tellier qui se sont invitées.

 

Je ne doutais pas de la qualité de la nouvelle et du téléfilm, je craignais seulement une représentation idyllique des maisons closes. Ouais, je suis pas très fun comme fille. Je fais un très rapide aparté. Beaucoup de français sont pour la réouverture des maisons closes parce qu'ils en ont une image d'Epinal, petite communauté feutrée où on s'amuse, alors qu'il n'y a rien de plus glauque. Mais bon, lancer un débat sur la prostitution serait trop long. Toujours est-il que même si cette maison Tellier dégageait un certain charme, il était clairement montré que les filles n'y étaient pas vraiment heureuses et qu'elles ne rêvaient que d'une chose : ne plus se prostituer !

Je suis heureuse de ce parti-pris d'Elisabeth Rappeneau parce que honnêtement j'aurais été gênée de ne pas pouvoir aimer ce génial téléfilm ! J'ai aimé l'histoire, tout en peinture subtile de la société, comme toujours avec Maupassant ; j'ai aimé ces beaux personnages de femmes : la craquante Félicie, la dure mais admirable Odile Tellier (Catherine Jacob), les quatre filles (notamment la charismatique Eglantine Rembauville), bien plus que des putains vouées à la débauche ! De vraies jeunes femmes, drôles, piquantes, touchantes et tellement pleines d'espoir. De la naïve Loulou (qui a 16 ans dans l'histoire, quelle tristesse...) à la troublante Gueule d'ange, je les ai toutes aimées ! Et je ne les ai pas trouvées si différentes de la plupart des jeunes filles de notre époque...

 

Résultat : plus de 6 millions de téléspectateurs, mieux que le foot. Girl power :-)

par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mardi 29 avril 2008
Il est en général bien vu de dire que la fiction française, ouais, c'est trop nase, trop politiquement correct, trop manichéen, trop mal joué, et pis d'abord elle fait que de copier les américains. Je ne dirai qu'une chose : point trop n'en faut. Il y a souvent de bonnes surprises (comme L'Hôpital, ouais le truc qui a fait un flop, et bah c'était super :-p), et Papillon noir en fut une.

 

D'emblée on y croit à ses deux hommes : Eric Cantona, sa grosse voix et sa grosse barbe, totalement chabalisé, est impressionnant ; Stéphane Freiss en scénariste introverti et inquiet est séduisant. Il plane un je-ne-sais-quoi de mystérieux et d'angoissant autour de leur rencontre... La bande-annonce laisse entendre que Cantona est un assassin, mais ça ne peut pas être si simple ! J'aime la tension et la peur que l'on ressent chez le scénariste qui ne sait pas à quoi s'en tenir : l'homme qu'il a introduit dans sa vie est-il dangereux ou simplement menaçant ? Aussi quand au bout d'une heure, il a semblé certain que Cantona était un tueur, ai-je été un peu déçue. Le jeu du chat et de la souris, c'est sympa aussi, mais ce qui me plaisait surtout, c'était de ne pas savoir...

Sûrement parce que je l'ai vu il y a quelques semaines, mais j'ai alors pensé à Fenêtre secrète, avec Johnny Depp, et je me suis mis dans la tête que Cantona était en fait le double maléfique de Freiss, surtout qu'il avait une bonne tête de double maléfique :-) Mais ce n'était encore pas ça ! C'est là que le scénario s'est révélé malin. Comme on pouvait s'y attendre le méchant n'était pas celui qu'on croit... Et ironie du sort, le scénariste pas si innocent s'est fait prendre au piège d'un implacable scénario mis en oeuvre par la police ! Au-delà de sa réalisation efficace et de son interprétation convaincante, c'est vraiment le scénario de Papillon Noir qui m'a séduite. Toutes ces histoires qui se mélangent, des vraies, des fausses... des personnages manipulés et le téléspectateur avec eux : une belle réussite ! Et l'audience va de pair : plus de 7 millions de curieux malgré la concurrence d'Indiana Jones !

 

Et merci à France 2 d'avoir remplacé, le temps d'une soirée, FBI : portés disparus par la Cérémonie des Molières. J'aime beaucoup Jack Malone et son équipe mais ça m'ennuie de ne jamais pouvoir regarder ce qui se passe sur les autres chaînes, généralement pas tant les fictions de TF1 que les films d'Arte (mode intellectuel : on) et les magazines de M6, Super Nanny, C'est du propre etc... (mode intellectuel : off) :-)

Copyright : Julien Cauvin / Little Big - Rendez vous prod.

par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Vendredi 25 avril 2008
Tiens une saga de l'été. Mais ne serait-on pas en avril ? Depuis vendredi dernier, France 2 diffuse Le silence de l'épervier, une saga tout ce qu'il y a de plus saga : deux familles au coeur de la tourmente, plusieurs générations (de la rigueur des aînés au désespoir des plus jeunes, là il ont fait fort : une cocaïnomane de 16 ans !), de lourds secrets, des histoires d'argent... Tout ça sur 4 semaines.

Mais il faudrait être bien ignorant pour faire l'amalgame avec les sagas de l'été, qu'on adorait tous et qu'on aime de moins en moins depuis qu'il y est question d'extraterrestres. D'abord ça ne se passe ni en Provence, ni sur la Côte d'Azur, ni même à la rigueur à Biarritz, mais à Bordeaux. Et on y parle de choses sérieuses, puisque le héros virtuel de cette fiction est le journal Grand Ouest et que toutes ces personnes parlent beaucoup de politique.

 

J'ai regardé les deux premiers épisodes d'un oeil distrait, c'est mal, du coup je vais sûrement un peu ramer pour comprendre. Mais une chose est sûre, je n'ai pas oublié la scène à laquelle on est restés suspendus : alors qu'on s'attend à une discussion pleine d'amour grand-mère/petite fille (droguée et toute malheureuse), bam, coup de feu en pleine rue. Ca m'a pris de court !


Line Renaud incarne la matriarche de la famille, elle est parfaitement crédible en femme déterminée mais juste (plus qu'en mère ch'ti abusive !). Elle est entourée de nombreuses têtes connues, telles que Florence Thomassin, dont j'aime le côté décalée et Jean-Marie Willing, dont j'aime la belle voix grave !

Ce qui me plaît aussi, c'est que pour une fois une fiction française ait choisi l'univers de la presse et du journalisme. Même si ce n'est pas à 100% réaliste, ça m'amuse et surtout leurs problèmes financiers me rappellent bien des choses !!

par Coralie Marie publié dans : Evénement communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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