M6 a lancé à 13h une nouvelle série, sorte de fiction-réalité intitulée Comprendre et pardonner. Un titre qui sonne atelier paroissial, ce qui n'est pas un mal, mais ce qui est un peu surprenant sur M6 ! Chaque épisode analyse une situation avec l'aide d'une ou d'un psy en martellant le nom des protagonistes à la manière des émissions de Pierre Bellemare. Rien d'innovant donc !
Le premier épisode abordait le thème épineux de l'infidélité... Le regard de la psy sur l'homme adultère m'a semblé plutôt pertinent, en revanche la situation mise en scène était d'un cliché...
Un homme de 45 ans qui craque pour une jeune étudiante, claque son fric pour elle et lui promet monts et merveilles. Ca me semble simpliste (et donc rassurant) comme conception
de l'infidélité. La grosse différence d'âge, la fille entretenue... Mouais je pense qu'en réalité, ça concerne un infime pourcentage des relations adultères.
Heureusement il y a aussi parfois de bonnes surprises : le Coeur du
sujet, téléfilm diffusé sur France 3, samedi soir. En pleine immersion dans une caserne de gendarmes (un vrai microcosme), on découvre une femme au foyer sans histoires qui tombe sous le
charme d'un nouvel arrivant, et réciproquement. Une belle histoire, vibrante, compliquée et pourtant évidente, loin des caricatures. Ils n'oublient jamais la réalité et elle se rappelle à eux au
retour de l'époux, avant que l'ironie de la vie les plonge en plein drame, mais c'est une autre histoire.
Comme quoi, la télévision n'est pas qu'un monde de caricatures. J'ai vu récemment Mademoiselle Chambon au cinéma, encore une histoire d'adultère. Eh bien, j'ai été infiniment plus
touchée par le couple du Coeur du sujet (Boris Terral et Caroline Proust) que par celui formé par Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon. J'ai senti leurs émois, leurs déchirements, leurs
battements de coeur... quand les autres me laissaient étrangère à leur histoire.
Je sais que demain, dans une semaine, dans un an... j'entendrai quelqu'un dire que la télé, c'est de la merde, qu'il n'y a rien de bien, que ça nivelle la société par le bas et je saurai que
c'est faux pour celles et ceux qui se donnent la peine de faire à attention à ce qu'ils regardent !



Oui, il valait
mieux faire partie du cercle des admirateurs de Marianne James pour apprécier le divertissement proposé vendredi dernier par TF1. Oui, je suis un peu en retard, mais c'est que je travaillais moi ce
WE. Mieux vaut tard que jamais, en amatrice de comédies musicales, je ne pouvais pas manquer cette émission.
TF1 lance sa matinale,
en concurrence frontale de l'émission de Sophie Davant sur France 2, après des années réservées à la fiction. Dans le petit monde de la télévision, c'était en soi un événement (nouveau créneau,
nouveau concept, un défi pour TF1), mais c'est finalement plutôt discrètement que Julien Arnaud et Sandrine Quétier ont fait leur arrivée dans la grille. Retour de vacances dans une France
totalement Obama-obsessionnelle, je ne sais pas si le contexte leur aura porté chance.
Evénement qui date d'avant mon éviction
des coulisses de la télé : j'ai assisté à la projection de presse de cette nouvelle série française, toute fraîchement débaptisée puisqu'à l'origine elle s'appelait L'Ecole de la vie. Pour une
question de droits, ce sera finalement la Cour des grands. L'histoire : les petits malheurs et les grands bonheurs d'une école primaire de province.
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