Parce que la Seconde chance d'Alice ne sera jamais le Destin de Lisa

Publié le par Coralie Marie

Et pourtant ce n'est pas faute de ressemblances ! Une héroïne paumée dans un univers de gens branchés et animés de toutes les mauvaises intentions du monde, un prétendant moustachu dont on nous vend le look ringard comme le top de la branchitude, un lieu de réconfort en bas de l'immeuble et un amour aussi inaccessible par sa beauté que par sa position de patron. Mais ça ne prend pas, en tout cas avec moi !


J'étais attachée au Destin de Lisa. Je n'ai jamais pensé que c'était une grande série, mais je lui reconnaissais un certain nombre de qualités, et surtout j'adorais son héroïne. Elle me rappelait moi il y a quelques années, jeune fille modèle idéaliste et ingénue, capable de se faire des milliards de films parce qu'un homme lui a dit bonjour, intelligente mais tellement cruche en même temps ! Autant dire qu'avec le Destin de Lisa, l'identification marchait à fond ! C'était génial de la voir réussir malgré le mépris de certains et les nombreuses tares qui faisait d'elle une héroïne atypique.


En revanche Alice, l'héroïne de Seconde chance, c'est tout sauf moi. La gentille petite mère au foyer qui n'a jamais rien fait d'autre que de se sacrifier pour ses enfants et pour un mari assez ingrat pour la laisser choir du jour au lendemain, déjà je ne me sens pas très concernée... C'est vrai qu'idéologiquement en tant que féministe, j'ai un problème avec le statut de femme au foyer (désolée à mes lectrices concernées...), je le trouve rétrograde et surtout dangereux, typiquement pour le genre de cas représentés par Alice. Seconde chance aurait donc pu m'apparaître comme une dénonciation de ces dangers, et j'aurais applaudi des deux mains.


Malheureusement si Alice s'est effectivement retrouvée dans les difficultés, obligée à 35 ans de trouver un travail sans aucune expérience pour nourrir ses deux enfants, le scénario lui donne pourtant systématiquement le beau rôle du fait de son statut de « parfaite ménagère ». Son sens pratique, ses bonnes idées et ses talents culinaires, tout ça semble découler naturellement de la maternité... Ah ? En revanche, si son amie et surtout rivale Laëtitia est si méchante, c'est parce qu'elle aussi est tombée enceinte à 18 ans (du futur mari d'Alice) mais qu'elle, a avorté. En soi, c'est crédible comme ressentiment, mais la gentille mère de famille blonde versus la méchante carriériste sans enfant, ça me semble un peu douteux comme schéma...


Alors, même si je trouve Marc – Sébastien Courivaud assez canon, les péripéties de la fade Alice me laissent et me laisseront à jamais je crois, totalement indifférente !



Copyright : TF1

Publié dans Séries

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Annie 06/01/2009 14:02

Que je travail ou pas ne changerait rien a notre situation! bosser toute la semaine pour un salaire de misere et redonner le tout a l'état (impots sur le revenu), a l'école (pour la cantine et la garderie) et a la nourice, sans compter l'essence et tout ce qui va avec, je m'y retrouve largement a rester chez moi ! et peut etre meme que je gagne de l'argent.
Et si j'avais travaillé avec mon mari, ou dans une autre société qui ferme ses portes comme on en voit tous les jours au JT, nous serions aujourd'hui 2 sans emploi, ca ne changerait pas grand chose...
Enfin je te rassure mon mari n'a pas l'intention de divorcer et en cas de deces nous sommes plus que bien assurés (voir meme ca serait limite le gros pactole pour moi, oh lala c'est horrible ce que je dis).
Bref les semaines qui viennent vont etre dures, mais autant que celles d'un couple de personnes moyennes qui subissent la crise.

Annie 06/01/2009 11:49

Je crois que personne n'est a l'abri de perdre son emploi et je sais de quoi je parle. Après des années de boulot, avec des patrons tous plus cons les uns que les autres, bizarrement plutot des patronnes très connes, l'épanouissement au boulot, j'en suis revenue !
Personne n'est a l'abri de quoi que ce soit, que l'on travail ou pas !
Et puis ce n'est pas en étant absent de 7h du matin a 7h du soir qu'on prend le temps de s'occuper de ses enfants. C'est plutot l'école et la nourrice qui font tout le boulot et on voit ce que ca donne malheureusement !
Tu as tout a fait raison chacun sa vie, mais ne dénigrons pas ce que nous ne connaissons pas.
Ce commentaire est en toute amitié bien entendu, je ne fais que défendre mon statut qui, a mes yeux, est bien utile.

Coralie Marie 06/01/2009 11:58


J'ai vu sur ton blog que ton mari connaissait quelques difficultés professionnelles, tu ne peux pas nier que si tu avais un travail, tu serais quand même plus tranquille. Personne n'est à l'abri de
perdre son travail, je suis très bien placée pour le savoir, la moitié de mes amis est en galère professionnelle, c'est justement pour ça que quand on a des enfants, il me semble essentiel de
pouvoir se reposer sur au moins un salaire en case de souci dans le boulot ou la santé de l'autre. Ce sont des dangers concrets au-delà de n'importe quelle considération de jugement.


Annie 06/01/2009 10:02

Je pense que l'on peut etre féministe et avoir envie de s'occuper de ses enfants. C'est un choix et je ne pense en aucun cas que ca soit rétrograde, bien au contraire. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas de métier que l'on n'est pas femme ou que l'on est soumise.

Coralie Marie 06/01/2009 10:20


Mais ce n'est pas non plus parce qu'on travaille qu'on ne s'occupe pas de ses enfants... C'est rétrograde dans le sens où ça maintient un schéma quand même révolu : madame s'occupe de l'intérieur
et des enfants pendant que monsieur s'occupe de la carrière et fournit l'argent. L'épanouissement par le travail est important je trouve. Tant mieux si tu es heureuse et épanouie, mais la vie est
difficile et aléatoire, personne n'est à l'abri d'une mort ou d'un divorce, et le monde du travail n'est tendre pour personne, j'en sais quelque chose, et se retrouver sans travail et sans
expérience me semble vraiment très très dangereux... Mais bon, chacun sa vie.